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Données sociologiques et juridiques sur la religion en Europe et au-delà

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Pratiques funéraires

Bien que les autorités discutent depuis 2002 de la mise en place d’un service de crémation, Chypre reste l’un des rares pays de l’UE sans crématorium. La question s’est posée après que de nombreuses personnes, principalement des athées ou des personnes de croyances religieuses non orthodoxes, aient exprimé le souhait d’être incinérées après leur mort. De nombreux représentants ont également déclaré que cela devrait être une question de choix personnel.

L’État a reporté à plusieurs reprises l’introduction d’une telle législation, en raison des objections formulées par l’Église orthodoxe de Chypre. L’Église considère l’enterrement des morts comme un commandement divin (Gen. 3, 19), un acte d’honneur et de respect envers le corps humain, ainsi qu’un symbole d’espoir et de résurrection. Par conséquent, elle condamne la crémation et la considère comme un acte répréhensible et une offense au défunt. En 2009, le Saint Évêque métropolitain de Kyrenia Paul écrivait dans un article (en grec) publié sur le site de l’église que « les chrétiens orthodoxes qui veulent être incinérés devraient savoir qu’ils se séparent du corps divin et humain du Christ. L’Église a tout à fait le droit de refuser de pratiquer des funérailles et des mémoriaux orthodoxes, pour ceux qui veulent que leur corps soit incinéré à leur décès. Personne ne peut forcer l’Église à agir contre ses croyances ».

En 2012, un projet de loi a été déposé au Parlement sous le titre « Loi sur l’incinération des restes humains de 2012 » (en grec). Le projet de loi donne aux individus le droit de choisir si leur corps doit être incinéré après leur décès. Le projet de loi a été discuté en séance plénière au sein du Parlement, mais il n’a pas encore été voté.

10 décembre 2014