eurel     Données sociologiques et juridiques sur la religion en Europe et au-delà

2017

  • Août 2017 : Les ONG d’inspiration religieuse (principalement catholique) continuent de s’opposer à l’« idéologie du genre »

Plusieurs organisations non gouvernementales d’inspiration religieuse (catholique) ont lancé un vif débat public et différentes actions pour empêcher l’intention du gouvernement de ratifier la « Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique » (également appelée « Convention d’Istanbul »). La principale raison de l’opposition réside dans le terme « genre » utilisé dans la Convention qui, selon ces organisations, est un terme non scientifique, idéologique, qui nie en fait les différences biologiques entre les hommes et les femmes. Ce terme est décrit comme faisant partie de la soi-disant « idéologie du genre », interprétée comme une idéologie promouvant l’homosexualité et d’autres orientations sexuelles « non traditionnelles », et qui nie le droit des parents à éduquer leurs enfants selon les « valeurs culturelles traditionnelles ».
Des débats et des actions similaires sont devenus beaucoup plus visibles ces dernières années car des individus orientés vers la religion et des organisations non gouvernementales nouvellement créées ont commencé à promouvoir activement des valeurs basées sur le catholicisme, bien que cela prenne principalement la forme d’attaques contre ce qu’ils considèrent comme des menaces pour les valeurs religieuses dans la société. La pierre angulaire a été l’action menée en 2013 lorsque l’organisation nouvellement créée, « U ime obitelji » (« Au nom de la famille »), a recueilli suffisamment de signatures de la part de citoyens pour organiser le référendum constitutionnel sur la définition du mariage. Son objectif était d’empêcher le gouvernement de donner des droits supplémentaires aux unions entre personnes du même sexe qui existent en Croatie depuis 2003. Le référendum a eu lieu le 1er décembre 2013 et bien que seulement 37,9 % des citoyens aient voté, il était valide selon la loi. En raison des résultats du référendum, la Constitution a été modifiée pour inclure la définition du mariage comme l’union d’un homme et d’une femme. Pourtant, le gouvernement a adopté en 2014 une nouvelle loi sur l’Union pour la vie du partenariat entre personnes du même sexe, par laquelle ils ont obtenu des droits supplémentaires, mais pas le droit d’adopter des enfants.

D 22 août 2017    ASiniša Zrinščak

CNRS Unistra Dres Gsrl

Suivez nous :
© 2002-2022 eurel - Contact