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Données sociologiques et juridiques sur la religion en Europe et au-delà

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2018

Le Vendredi saint, jour férié en Roumanie

Le Vendredi saint est officiellement devenu une fête légale. La loi pour l’application de l’alinéa n° 1 de l’art. 139 du Code du travail a été adoptée par la chambre des députés et promulguée par le (...)

Le Vendredi saint est officiellement devenu une fête légale. La loi pour l’application de l’alinéa n° 1 de l’art. 139 du Code du travail a été adoptée par la chambre des députés et promulguée par le président de la Roumanie en mars de cette année. Ainsi, la Roumanie rejoint les 16 autres pays de l’UE où le Vendredi saint est un jour férié.

Le Code du travail fixe désormais les jours suivants comme jours fériés légaux : le 1 et 2 janvier ; le 24 janvier (Journée de l’union des principautés roumaines) ; le Vendredi saint ; le premier et le deuxième jour de Pâques ; le 1er mai (journée du travail) ; le 1er juin (journée de l’enfant) ; le premier et le deuxième jour de la Pentecôte ; le 15 août (assomption de la Vierge) ; le 30 novembre (Saint André) ; le 1 décembre (fête nationale de la Roumanie) ; le 25 et le 26 décembre (premier et deuxième jour de Noël).

La Roumanie compte donc maintenant 15 jours fériés légaux, dont 9 sont basés sur des fêtes religieuses chrétiennes.

15 mars 2018

La Grande Mosquée de Bucarest ne sera pas construite

Juillet 2018 : La Grande Mosquée de Bucarest ne sera pas construite
Le Conseil roumain du culte musulman a déclaré qu’il avait abandonné l’idée d’élever une des plus grandes mosquées dans un pays (...)

  • Juillet 2018 : La Grande Mosquée de Bucarest ne sera pas construite

Le Conseil roumain du culte musulman a déclaré qu’il avait abandonné l’idée d’élever une des plus grandes mosquées dans un pays chrétien, à Bucarest, comme annoncé il y a trois ans (voir Archives des débats, octobre 2016). La raison invoquée a été le manque de fonds.

En 2015, l’État roumain avait donné au culte musulman de Roumanie un terrain de 11 000 mètres carrés, sur une période de 49 ans, pour la construction d’une mosquée et d’un centre culturel. La seule condition était que l’investissement commence dans les trois ans. L’idée d’élever une mosquée dans la capitale roumaine, compte tenu des proportions gigantesques du projet, a provoqué des vagues d’insatisfaction dans la société roumaine.
A cette époque, le Mufti avait déclaré que les fonds nécessaires pour la construction de la mosquée, d’environ trois millions d’euros, seraient payés par l’État turc. Au bout de trois ans, lorsque la date limite pour commencer le projet a été atteinte, le Mufti a annoncé que le projet d’élever cette mosquée dépassait de beaucoup le budget prévu.

Cependant, des observateurs avisés de la vie publique roumaine ont suggéré que les raisons de l’abandon de la construction de la mosquée pourraient être autres, le manque de fonds n’étant qu’un prétexte.
L’une des raisons peut être la réticence d’une partie de la société roumaine face au projet de la construction d’une mosquée qui, par sa taille, peut avoir le statut de symbole, dans la capitale d’un pays majoritairement chrétien. Cette réticence s’explique par rapport au passé historique conflictuel entre les deux États auquel s’ajoute la peur diffuse actuelle du terrorisme islamique.
De même, la raison de la politisation du sujet peut être plausible. L’arrêt du financement de la mosquée par l’État turc reflètent, soit de vraies difficultés financières du régime d’Ankara, soit le fait qu’Ankara s’est rendu compte que la mosquée risquait de perturber les relations avec la Roumanie, un partenaire stratégique de l’État turc à la fois bilatéralement et dans l’alliance de l’OTAN.

Le Conseil roumain du culte musulman a également annoncé qu’il avait restitué le terrain à l’État roumain, signe que le projet d’une grande mosquée à Bucarest est pour le moment abandonné.

Pour en savoir plus, voir l’article d’Adevărul (en roumain).

18 juillet 2018

Le référendum pour la redéfinition de la famille sera organisé

Le 10 septembre 2018, le Sénat, en sa qualité d’organe décisionnel, a adopté le projet de loi proposant de modifier l’article 48 de la Constitution pour affirmer que la famille est fondée sur le (...)

Le 10 septembre 2018, le Sénat, en sa qualité d’organe décisionnel, a adopté le projet de loi proposant de modifier l’article 48 de la Constitution pour affirmer que la famille est fondée sur le mariage entre un homme et une femme et non entre les conjoints, comme il est actuellement stipulé (voir article sur le mariage). Nous rappelons que la Chambre des députés a déjà adopté en mai 2017 l’initiative citoyenne de révision de la Constitution, qui défend la famille traditionnelle.

Cette disposition, qui est destinée à être introduite dans la Constitution, se trouve déjà dans le Code civil, mais la Coalition pour la famille, l’association qui, avec le soutien des institutions religieuses, a recueilli plus de 3 millions de signatures pour la révision de la loi fondamentale, affirme que la famille traditionnelle serait ainsi mieux protégée.

Le 17 septembre 2018, la Cour Constitutionnelle de Roumanie a approuvé la loi sur la révision de la Constitution. Le lendemain, le 18 septembre, le Gouvernement roumain a adopté une Ordonnance d’urgence qui établit l’organisation du référendum pendant deux jours, le 6 et le 7 octobre 2018, entre 7 h et 21 h. La question à laquelle les électeurs répondront par « oui » ou par « non » est « Êtes-vous d’accord avec la loi révisant la Constitution de la Roumanie sous la forme adoptée par le Parlement ? »

Les Roumains vivant à l’étranger pourront également voter dans les bureaux de vote installés dans les missions diplomatiques et les bureaux et instituts consulaires.

19 septembre 2018