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Données sociologiques et juridiques sur la religion en Europe et au-delà

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La laïcisation de la France ; la première République et l’Empire

Après les Lumières, le XVIIIe siècle sera celui de la Révolution Française (1789), et de la "Déclaration des droits de l’homme et du citoyen". Les tensions de la situation politico-religieuse de l’Ancien Régime (lutte contre la "France toute catholique" de Louis XIV), les questions de la liberté de conscience, de la constitution civile du clergé (difficultés d’un pluralisme religieux pacifique), puis la philosophie des Lumières seront le terreau de la laïcité.

En avril 1792, les troubles politiques et la déclaration de guerre à l’Autriche ont raison de la monarchie ; la 1ère République est proclamée le 21 septembre 1792. La France connaît ensuite un gouvernement révolutionnaire très centralisateur et autoritaire.

L’instabilité intérieure et la poursuite de la guerre permettent le coup d’Etat de Napoléon Bonaparte (1799), instaurant l’Empire qui poursuivra le mouvement centralisateur, le doublant d’une politique expansionniste. Le régime concordataire (des cultes reconnus) est établi en France de 1789 à 1804, et ce changement est souvent compris comme un premier seuil de laïcisation. On assiste à une fragmentation institutionnelle (autonomie de la médecine et de l’école par rapport à l’Eglise ; pluralisme des cultes reconnus). L’écriture du Code civil manifeste une reconnaissance de la légitimité sociale de la religion, mais aussi une prise d’indépendance du civil à l’égard du religieux, L’Etat prend en compte la religion de la majorité comme un fait social reconnu. L’unification administrative et législative de la France date des institutions napoléoniennes.

24 septembre 2012