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Données sociologiques et juridiques sur la religion en Europe et au-delà

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Pluralisme religieux

Après la guerre avec l’Empire ottoman (à la fin du 17è siècle), les Hongrois de souche devinrent minoritaires dans le royaume de Hongrie. Tandis qu’au sud les Serbes sont restés orthodoxes, une grande partie des Tziganes, en Transylvanie, et des Ruthènes, dans les Carpates, ont conclu une union avec l’Eglise catholique, soutenue par les Habsbourgs. A la fin du 19è siècle, les Juifs représentaient 5% de la population. L’ère libérale de cette époque facilita l’assimilation rapide des Juifs hongrois. C’est à cette même époque qu’a été promulguée la loi XLIII de 1895 qui instituait la liberté religieuse pour tous, limitant cependant le droit de culte public aux communautés reconnues (intégrées ou légalement reconnues). La loi établissait de facto un système de communautés religieuses à deux niveaux qui perpétuait le cadre légal qui était apparu à travers l’histoire, et qui concernait le statut de l’Eglise catholique, de l’Eglise réformée (calviniste) et de l’Eglise luthériennes, des orthodoxes, des unitariens et des Juifs (ces derniers venant de recevoir le statut de religion « intégrée »). La loi donnait la possibilité d’établir des confessions « reconnues ». Les Eglises traditionnelles ont continué à faire partie des institutions établies (non seulement au plan légal, mais également social – l’Eglise catholique est demeurée, par exemple, la plus grand propriétaire terrien jusqu’en 1945 et les deux tiers des écoles élémentaires étaient dirigées par des Eglises jusqu’en 1948).

20 septembre 2012