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Données sociologiques et juridiques sur la religion en Europe et au-delà

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L’Espagne d’aujourd’hui, une démocratie moderne

Le 20 novembre 1975, meurt Franco. De 1976 à 1978, l’Espagne va connaître un processus de transition, la Transición, vers la démocratie, soutenu par une très grande majorité de la classe politique, mais également par l’Eglise catholique.
Celle-ci, qui avait commencé à prendre ses distances avec le régime franquiste finissant, ne peut être considérée comme un acteur du processus constituant, ce qui serait la négation de la laïcité. Elle va pourtant contribuer par son attitude à faciliter la Transition et à légitimer la démocratie. Pour autant, si elle favorise ainsi le développement et l’acceptation de l’esprit de la nouvelle constitution, elle ne saura pas toujours en intégrer les conséquences. Marqués par la crainte du laïcisme, ses demandes et appuis vont refléter l’ambiguité du soutien à la réalisation d’un Etat neutre confessionnellement joint à la volonté d’un traitement particulier du fait de son poids historique et numérique.
Le nouveau régime, basé sur un système d’aconfessionnalité-coopération, assure donc la liberté religieuse et idéologique de tous les citoyens espagnols. Il connaîtra également une évolution de la législation ordinaire en matière sociale, dans des domaines tels que le divorce ou l’avortement, particulièrement sous les gouvernements de Felipe González (1982-1992).
L’Espagne a su trouver des solutions en matière de pluralisme religieux respectueuses à la fois des principes démocratiques et des particularités de son passé, alors qu’elle ne possédait pas de véritable tradition en la matière. Si certains problèmes subsistent, ils semblent avant tout dus à la brièveté de la période de stabilisation du système et ne paraissent pas devoir remettre en cause la qualification démocratique et laïque de l’Etat.

13 septembre 2012