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Données sociologiques et juridiques sur la religion en Europe et au-delà

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Quelques dates clés

Début du 7e siècle : Les Croates arrivent sur le territoire de l’actuelle Croatie.
Début du 9e siècle : Deux duchés croates sont constitués sous domination byzantine et franque.
879 : Le pape Jean VIII reconnaît le duc Branimir comme chef croate et la Croatie comme état indépendant. La reconnaissance papale a marqué la fin du processus de conversion au christianisme des Croates.
910-928 : Règne du duc Tomislav qui devient roi en 925, la Croatie devient un royaume. Le roi Tomislav défend la Croatie contre l’invasion hongroise, puis contre l’invasion bulgare. Par la suite, il étend le territoire croate et fait de la Croatie le royaume le plus puissant entre l’Empire germanique et Byzance.
1076 : Demetrius Zvonimir est couronné roi par un représentant du pape Grégoire VII. Zvonimir promet de servir loyalement le pape dans les années suivant la séparation des Églises d’Orient et d’Occident (schisme de 1054).
1102  : La Croatie établit une union personnelle avec la Hongrie : la Croatie reconnaît les Rois hongrois mais conserve son autonomie interne.
15e-16e siècle : La République de Venise occupe certaines régions croates, principalement la Dalmatie, alors que la Croatie doit faire face à la pression d’invasions ottomanes.
16e siècle : Le protestantisme se propage en Croatie depuis les pays voisins, essentiellement la Slovénie, la Hongrie et Venise. Le premier synode protestant a lieu à Tordinci en 1555 à l’est de la Croatie. Cependant, la progression du protestantisme est stoppée car le Parlement croate a conservé l’article de loi contre la tolérance. Le travail des Jésuites, actifs en Croatie depuis 1606, a également contribué à freiner le protestantisme.
1527 : La Croatie fait partie de l’empire des Habsbourg. Elle préserve son administration interne mais perd d’autres parties de son territoire en raison des invasions incessantes des Ottomans. En 1538, le pays est divisé en territoires civils et militaires.
1781 : L’édit de Tolérance promulgué par Joseph II est également valable en Croatie.
1797-1813 : Certaines régions de la Croatie tombent sous domination et influence française. En 1809, l’armée napoléonienne établit les Provinces illyriennes qui s’étendent sur la plus grande partie de la Croatie contemporaine. En 1813, ces territoires redeviennent partie intégrante de l’empire des Habsbourg, de même que la région appartenant précédemment à Venise et un petit territoire formant auparavant la république de Raguse (en croate Dubrovnik).
Durant les années 1830 et 1840 : mouvement de renouveau national et essor des idées concernant l’unité de tous les Slaves du Sud.
1847 : Le croate devient la langue officielle au Parlement croate et remplace ainsi le latin.
1867 : Réorganisation de l’État au sein de l’Empire austro-hongrois. La Croatie est intégrée à la partie hongroise de l’Empire, tandis que la Dalmatie reste sous contrôle autrichien. Le compromis croato-hongrois de 1868 reconnaît l’autonomie interne de la Croatie.
1915  : Le Parlement croate reconnaît l’islam en tant que religion.
29 octobre 1918  : Le Parlement croate déclare son indépendance à l’égard de l’Empire austro-hongrois et constitue l’État des Slovènes, Croates et Serbes.
1er décembre 1918 : Le nouvel État des Slovènes, Croates et Serbes établit une union avec le royaume de Serbie pour former le royaume des Serbes, Croates et Slovène qui devient le royaume de Yougoslavie en 1929.
1941-1945 : Après l’occupation de la Yougoslavie par les Allemands en avril 1941, le royaume s’effondre. Les nazis créent un État croate indépendant fantoche sur le territoire de la Croatie et Bosnie-Herzégovine pendant que d’autres parties de la Croatie sont occupées par l’Italie et la Hongrie. Durant la guerre, un mouvement partisan se développe. Il est essentiellement mené par des communistes qui réussissent à reprendre une partie du territoire en 1943. Le mouvement proclame son propre État et établit le conseil national anti-fasciste qui deviendra plus tard le Parlement croate.
1945-1991 : La Croatie est l’une des 6 républiques de la Yougoslavie communiste.
La répression contre la religion et l’Église est à son plus fort à la fin des années 1940 et au début des années 1950. L’archevêque (et plus tard cardinal) de Zagreb, Alojzije Stepinac, est emprisonné en 1946. Il est accusé de coopération présumée avec l’État fantoche nazi durant la guerre, tandis que la Yougoslavie met un terme à ses relations diplomatiques avec le Saint-Siège en 1952.
1966 : Les relations diplomatiques entre la Yougoslavie et le Saint-Siège sont rétablies.
Mai 1990 : Les communistes perdent les premières élections libres.
1991  : L’enseignement religieux est introduit dans les écoles publiques en tant que matière optionnelle.
1991  : La Croatie déclare son indépendance à l’égard de l’ancienne Yougoslavie et la rébellion des Serbes en résulte, en particulier dans les régions où ils ont une position dominante. Puis, l’attaque militaire par la Serbie et l’armée yougoslave s’ensuit.
1992 : La Croatie est reconnue en tant qu’État indépendant par la communauté internationale.
1995 : La Croatie récupère la plupart de ses territoires occupés par des actions militaires.
1998  : La Croatie récupère la dernière partie de ses territoires occupés par un processus de réintégration pacifique.
1996 et 1998 : La Croatie signe quatre accords avec le Saint-Siège concernant la position et les droits de l’Église catholique en Croatie.
2002 : La loi sur le statut juridique des communautés religieuses est adoptée par le Parlement croate.
2013 : La Croatie devient un État membre de l’Union européenne.

26 novembre 2013