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Données sociologiques et juridiques sur la religion en Europe et au-delà

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Judaïsme

La communauté juive de Suisse représente aujourd’hui 0,25% de la population - ce pourcentage est resté stable durant les trente dernières années - alors qu’elle comptabilisait 0,54% en 1920. Cette baisse est principalement due à la " bonne intégration " des croyants de confession juive, conséquence directe de l’augmentation des mariages mixtes - 31,7% en 1940 / 51,6% en 1990 - et de la désaffiliation des enfants nés de ces mariages.

Historiquement, la présence juive en Suisse date de l’époque romaine. Au Moyen Age, les juifs étaient accusés de divers méfaits et persécutés. Ce n’est qu’en 1866 qu’ils ont acquis des droits égaux et qu’ils se sont à nouveau installés dans les grandes villes du pays. À la fin du 19ème siècle, de nombreux réfugiés juifs - 4 000 à 5 000 personnes - sont arrivés en provenance de Russie et de Pologne. Quant à l’immigration juive d’Afrique du Nord, elle est arrivée dans les années 1950 et 1960.

Soulignons que, en ce qui concerne les statuts sociaux et économiques de ses membres, la communauté juive est très bien intégrée à la société suisse. En l’an 2000, 78,8% des juifs vivant en Suisse étaient de nationalité suisse. Ils appartiennent pour la plupart aux classes moyennes et hautes, et possèdent, en moyenne, une éducation plus haute que les citoyens suisses non juifs. La plupart des synagogues se trouvent dans les 4 plus grandes villes de Suisse - Zurich, Genève, Bâle et Berne - et leurs agglomérations.

Bien que l’antisémitisme soit puni par la loi en Suisse, les réactions des gens à l’égard des juifs ne sont pas toujours favorables. En fait, il semble qu’aujourd’hui l’antisémitisme pour des motifs religieux soit en train de disparaître, remplacé par un nouvel antisionisme, dû notamment à la politique adoptée par l’Etat d’Israël dans le conflit avec les Palestiniens. Une autre raison réside clairement dans la pression que des groupes juifs ont exercée sur les banques suisses dans les années 1990, concernant le rôle que ces dernières ont joué durant la Deuxième Guerre Mondiale et ensuite.

Pour en savoir plus : Daniel Gerson, Sabina Bossert, Les mutations du judaïsme en Suisse, Université de Bâle, 2010. Rapport final.

8 octobre 2012